À Labé, l’affaire de l’agression d’une élève, filmée et diffusée sur les réseaux sociaux, continue de susciter l’attention des autorités judiciaires. À ce jour, neuf personnes ont été interpellées et entendues par les forces de l’ordre.
Le 9 février 2026, le procureur de la République près le tribunal de Labé, Mohamed Samoura, a communiqué les premières informations officielles concernant cette affaire. Selon lui, « les 6 et 7 février 2026, la brigade de recherches de Labé a interpellé neuf individus dans le cadre de la publication sur les réseaux sociaux d’une vidéo montrant des collégiennes en train d’agresser leur camarade ».
Parmi les personnes arrêtées, sept sont mineures. Conformément à la loi, le procureur a transmis le dossier au juge des enfants via un réquisitoire introductif, pour l’ouverture d’une information judiciaire. Les faits poursuivis incluent les coups et blessures volontaires, les violences, la diffusion de données portant atteinte à la dignité humaine, ainsi que l’atteinte à la vie privée par l’enregistrement et la diffusion de propos tenus dans un lieu privé sans consentement. Ces infractions sont prévues par les articles 239 et 358 du Code pénal, ainsi que par l’article 32 de la loi sur la cybersécurité et la protection des données personnelles.
Le procureur a précisé que le juge d’instruction a procédé à l’inculpation des neuf personnes et les a toutes placées sous mandat de dépôt. « Il y a un garçon parmi eux, mais tous ont été placés sous mandat de dépôt », a-t-il ajouté. Concernant les deux majeurs, la décision a été prise de traiter l’ensemble du groupe devant le juge des enfants, conformément aux dispositions légales, avant de scinder éventuellement les procédures entre mineurs et majeurs.
Répondant aux inquiétudes sur d’éventuelles pressions extérieures, le procureur a assuré : « Aucune influence ne perturbera le magistrat. Le juge d’instruction est indépendant et a été accompagné du substitut du procureur. La procédure se poursuivra normalement. »
Quant à la date d’ouverture du procès, le procureur a indiqué que les médias et le public seraient informés de l’évolution de la procédure en temps voulu.
Lezenith.info














