Un rebondissement inattendu secoue le secteur éducatif guinéen. Alors que l’intersyndicale avait annoncé tard dans la nuit de vendredi le déclenchement d’une grève générale à partir du lundi 1er décembre 2025, le Syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée (SLECG) déclare ne pas se joindre au mouvement dans l’immédiat.
Le camp d’Aboubacar Soumah affirme avoir été tenu à l’écart lors de la publication de l’avis de grève. Selon le syndicat, le document a été diffusé sans son accord préalable, un détail qu’il juge révélateur : « Regardez l’en-tête, le logo du SLECG n’y figure pas », souligne la structure.
Le syndicat assure qu’un consensus avait été trouvé la veille, convenant de poursuivre les négociations tant que le dialogue restait possible. « L’heure est grave, mais nous ne pouvons pas aller en grève en rang dispersé », rappelle la direction, indiquant que le SLECG a toujours assumé ses responsabilités lors des précédentes mobilisations.
Les représentants syndicaux jugent que la délégation gouvernementale rencontrée jusqu’ici ne dispose pas du pouvoir décisionnel final. « Des propositions ont été faites, que nous avons rejetées. Le président de séance nous a alors invités à reprendre les discussions lundi, cette fois avec les ministres concernés », explique le mouvement.
Dans cette dynamique, le SLECG affirme avoir demandé aux autres composantes de l’intersyndicale de privilégier la poursuite des pourparlers. Cependant, la FSPE et le SNE ont opté pour maintenir leur appel à la grève, créant une dissension au sein du front syndical.
Face à cette situation, la direction du SLECG convoque une Assemblée générale extraordinaire ce samedi à 12h, au siège du syndicat, afin d’informer sa base des véritables enjeux des négociations en cours.
« Merci à toutes et à tous pour votre engagement. Restons unis : ensemble, nous vaincrons », conclut le bloc syndical.
Lezenith.info














