Devant les députés sénégalais ce vendredi 28 novembre, le Premier ministre Ousmane Sonko s’est exprimé sur la situation politique en Guinée-Bissau, où un coup d’État militaire a eu lieu le mercredi 26 novembre, à la veille de la publication des résultats de l’élection présidentielle et des législatives du 23 novembre.
Le chef du gouvernement a qualifié le putsch de “combine”, estimant que la manœuvre était évidente : « Ce qui s’est passé en Guinée-Bissau, tout le monde sait que c’est une combine. Qu’on continue le processus électoral et que la commission électorale dise qui a gagné », a-t-il déclaré.
Ousmane Sonko a également réaffirmé la position du Sénégal en faveur de la poursuite du processus démocratique. Il a demandé la publication des résultats officiels et exigé la libération de Domingos Simões Pereira, arrêté malgré le fait qu’il ne fût pas candidat. Le Premier ministre a souligné que l’ancien Premier ministre avait été privé de ses médicaments durant sa détention.
Dans la foulée du putsch, les militaires ont nommé le général Horta N’Tam à la tête de la transition, pour un mandat d’un an.
Grâce à une médiation menée par Dakar, Umaro Sissoco Embaló, le président renversé, a été libéré jeudi soir. Il a quitté Bissau à bord d’un avion mis à disposition par le gouvernement sénégalais et est arrivé sain et sauf au Sénégal.
La Cédéao a fermement condamné ce renversement, le qualifiant de “grave violation de l’ordre constitutionnel” et alertant sur les risques que cette crise fait peser sur la stabilité de la Guinée-Bissau et de toute la région.
Lezenith.info














