Amnesty International a publié ce 23 octobre 2025 un rapport alarmant sur la Société guinéenne de palmiers à huile et d’hévéa (SOGUIPAH), mettant en lumière des manquements graves aux droits humains et économiques. Selon l’organisation, certains employés toucheraient moins de 100 000 GNF par mois, loin en dessous du salaire minimum légal fixé à 550 000 GNF, tout en étant exposés à des produits chimiques dangereux sans protection appropriée.
Le document souligne également des expulsions forcées de terres communautaires, notamment à Galakpaï et Gbalan, souvent réalisées sans compensation juste. Amnesty International évoque un climat de peur généralisé au sein de l’entreprise, renforcé par le licenciement de syndicalistes ayant dénoncé des pratiques abusives.
Les petits planteurs liés à SOGUIPAH seraient aussi victimes de retards de paiement et de contrats déséquilibrés, tandis que les centres de santé de l’entreprise manquent de médicaments essentiels pour les travailleurs.
Face à cette situation, l’ONG appelle le gouvernement guinéen à lancer rapidement une enquête indépendante sur ces violations, tout en assurant la protection des employés contre toute forme de représailles. Amnesty recommande également l’adoption d’une loi nationale sur le devoir de vigilance, afin que les entreprises, y compris leurs filiales et sous-traitants, respectent les normes internationales en matière de droits humains.
Enfin, l’organisation exige que la SOGUIPAH mette en œuvre le SMIG sur l’ensemble de ses sites, fournisse des équipements de protection adéquats, améliore l’accès aux soins, assure des prix équitables aux planteurs et se conforme aux principes de diligence raisonnable de l’ONU
Lezenith.info














