Des tensions ont éclaté samedi à Siguiri, dans le quartier de Bouré, lors d’un mouvement de protestation contre la pénurie persistante de carburant. Ce qui avait commencé comme un simple rassemblement de jeunes manifestants a rapidement dégénéré en affrontements violents avec les forces de l’ordre.
Selon des témoins sur place, les forces de sécurité ont eu recours à des gaz lacrymogènes pour disperser les protestataires, qui répondaient par des jets de pierres. Au cours de ces échauffourées, cinq jeunes filles, toutes élèves âgées de 17 à 18 ans, ont été blessées.
Dr Abdoulaye Bachirou Condé, médecin à l’hôpital préfectoral de Siguiri, a confirmé leur admission. « Les victimes ont été prises en charge dès leur arrivée. Elles souffraient principalement de troubles respiratoires et de blessures légères liées à la bousculade », a-t-il précisé. Les jeunes filles, identifiées comme Aïcha Aminata Sacko, Aïcha Kaba, Saran Diabaté, Saran Traoré et Fanta Kouyaté, ont toutes pu regagner leur domicile après avoir reçu les soins nécessaires.
Il a également tenu à clarifier certaines informations circulant sur les réseaux sociaux. « Aucune perte en vie humaine n’a été enregistrée à l’hôpital. Nous avons entendu parler de rumeurs de décès ailleurs en ville, mais aucune confirmation officielle ne nous est parvenue », a-t-il déclaré.
Cette manifestation est l’une des nombreuses expressions de frustration enregistrées ces derniers jours face à la rareté du carburant dans plusieurs villes du pays. À Siguiri, comme ailleurs, les conséquences commencent à se faire sentir, sur les activités économiques.
Lezenith.info














