Au sommet des chefs d’État-Major de la défense africaine, tenu à Abuja au Nigeria, le président Lansana Kouyaté a marqué les esprits par une intervention stratégique et visionnaire. Portant haut les couleurs de la solidarité continentale, le président du PEDN a appelé à un nouveau paradigme de sécurité basé sur l’innovation financière, les Partenariats Public-Privé (PPP) et la souveraineté régionale. Une prise de parole saluée, récompensée dès le lendemain par deux distinctions honorifiques d’envergure.

Dans une salle pleine, réunissant les plus hauts responsables militaires et politiques du continent, la voix de Lansana Kouyaté s’est élevée, avec calme et autorité, pour poser un diagnostic lucide et proposer une feuille de route audacieuse, repenser le financement de la paix en Afrique à l’aune des réalités actuelles, tout en plaçant l’innovation au cœur de la réponse sécuritaire.
Le président du PEDN a ouvert son allocution par une réflexion stratégique trop souvent absente des discours officiels, la perception homogène de l’Afrique sur la scène internationale. Selon lui, chaque conflit local entache l’image du continent dans son ensemble, minant la confiance des investisseurs et freinant les efforts de développement: « Les guerres en Afrique ne sont jamais perçues comme locales. Elles sont africaines, dans leur impact comme dans leur résonance.

Ce constat impose, selon Kouyaté, une réponse collective , construire une architecture de paix continentale, ancrée dans une solidarité stratégique entre les États africains, et fondée sur des mécanismes de financement prévisibles, solidaires et innovants.
Saluant les avancées actuelles prélèvement de 0,2 % sur les importations africaines, mise en place du Fonds de la Paix de l’Union africaine, résolution 2719 du Conseil de sécurité, lancien premier et diplomate Lansana Kouyaté avertit que ces efforts restent en deçà des besoins réels. En 2024, les dépenses militaires africaines ont atteint 52,1 milliards USD, mais cette inflation budgétaire ne garantit ni efficacité, ni stabilité à long terme.
Le président appelle à une réorientation stratégique des ressources vers la prévention des conflits, la stabilisation post-crise, et surtout la protection des populations civiles, souvent premières victimes des instabilités chroniques.

Moment fort de son intervention, la proposition d’un élargissement audacieux des Partenariats Public-Privé (PPP) au domaine sécuritaire. Pour Kouyaté, ces partenariats peuvent devenir des instruments puissants de modernisation et de résilience, tout en allégeant la charge sur les finances publiques. Il avance plusieurs pistes concrètes :
Construction de bases militaires légères, centres de formation, et systèmes de surveillance par drones via des PPP ;
Création d’obligations à impact sécuritaire, pour financer des projets à forte valeur sociale ;
Cofinancement de formations en cybersécurité par les grandes entreprises du secteur privé ;
Protection des infrastructures critiques (ports, pipelines, corridors commerciaux) par des partenariats opérationnels entre États et acteurs économiques.
Des modèles déjà en place au Kenya, Maroc, Afrique du Sud ou au sein de la CEDEAO, montrent la faisabilité et la pertinence de cette approche.
Une sécurité intégrée : mutualisation, innovation, régionalisation
Lansana Kouyaté a ensuite insisté sur trois leviers clés pour bâtir une sécurité continentale durable :
Mutualiser les ressources régionales pour sécuriser les zones frontalières et lutter contre le terrorisme transfrontalier ;
Créer des fonds conjoints entre États, bailleurs internationaux et multinationales, dédiés à la sécurisation des zones à risques ;
Externaliser certains services à des consortiums privés sous contrôle public, notamment pour la surveillance maritime ou la gestion des parcs naturels protégés.

Il a cité des modèles inspirants, le Rwanda dans le domaine de la cybersécurité, le Nigeria dans la lutte contre la piraterie, ou encore le Botswana et la Namibie pour la sécurisation des réserves naturelles: « L’Afrique ne peut plus dépendre de financements extérieurs incertains. Elle doit bâtir une souveraineté sécuritaire fondée sur des partenariats stratégiques, une mobilisation régionale et une innovation financière audacieuse. »
Par ces mots, ke diplomate Lansana Kouyaté appelle ses pairs à transformer les promesses en réalisations concrètes. Son discours d’Abuja ne fut pas seulement une intervention politique, il s’impose comme une orientation stratégique pour une Afrique qui veut se sécuriser par elle-même.
Deux distinctions honorifiques pour une voix écoutée
Le lendemain de cette communication très remarquée, Lansana Kouyaté a été doublement honoré , d’une distinction africaine pour leadership en diplomatie sécuritaire, et d’une reconnaissance spéciale par un réseau de think-tanks panafricains, saluant son engagement en faveur de solutions africaines aux défis africains.

Lezenith.info














