La paralysie des tribunaux guinéens se poursuit. Le Barreau de Guinée a décidé, ce lundi 7 juillet, de prolonger de deux semaines la suspension de ses activités professionnelles. Cette décision fait suite à une assemblée générale extraordinaire tenue le même jour à Conakry.
À l’origine de ce mouvement, l’agression de Me Mohamed Traoré, ancien bâtonnier, dont l’enlèvement et les violences ont suscité une vive indignation au sein de la profession. Depuis, les avocats exigent des garanties concrètes quant à leur sécurité et au respect de l’indépendance de la défense.
« Le boycott se poursuit pour deux semaines supplémentaires. Une nouvelle assemblée sera convoquée à l’issue de ce délai pour évaluer la situation et juger des éventuelles avancées, notamment sur le plan sécuritaire », a déclaré Me Moussa Diallo, membre du Conseil de l’Ordre.
Depuis le début de la crise, le Barreau affirme avoir tenté d’engager le dialogue avec les autorités judiciaires. Mais les tentatives de rencontre avec le ministre de la Justice et le procureur général près la Cour d’appel de Conakry se sont heurtées à un mur.
Toutefois, une délégation du Conseil de l’Ordre a pu être reçue à la Primature, en présence notamment du Premier ministre et de plusieurs hauts responsables, dont le ministre de la Justice et le général Amara Kamara. « Les échanges ont eu lieu, mais aucun engagement concret n’en est ressorti », a déploré Me Diallo.
Cette reconduction du boycott illustre la fermeté des avocats guinéens dans leur exigence de sécurité et de respect de l’état de droit. En attendant une issue favorable, les audiences restent paralysées dans l’ensemble du pays, au grand dam des justiciables.
Lezenith.info














