Dans une ruelle poussiéreuse de la haute banlieue de Conakry, Mariame Doumbouya avance, le regard perdu, le cœur brisé. Son seul « crime », l’amour.

Musulmane, elle est tombée amoureuse d’un chrétien. Un amour sincère, profond, mais jugé inacceptable par sa famille. Dès la découverte de la relation, l’enfer s’est abattu sur elle. Battue, enfermée, privée de nourriture, privée de liberté. Son téléphone détruit, ses vêtements brûlés. Son identité, anéantie.
« Elle n’est plus notre fille », ont déclaré ses parents, la reniant publiquement. Deux associations de défense des droits des femmes ont tenté de l’aider. En vain.
Il y a trois mois, Mariame Doumbpuya s’est enfuie. Sans sac, sans argent. Aujourd’hui, elle survit dans une chambre sans lit, au fond d’une cour en chantier. Un vieux matelas, pas d’électricité. Mais elle est libre. Libre d’aimer, même si cela lui coûte tout.
« Je voulais juste être heureuse. Pourquoi faut-il souffrir pour aimer ? », murmure-t-elle, les larmes aux yeux.
Une vidéo témoignage de Mariame Doumbouya sera diffusée prochainement sur notre page, dans les prochains jours.
Nous y reviendrons
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