Le Premier ministre Amadou Oury Bah a présenté ce vendredi les grandes orientations des lettres de mission adressées aux membres du gouvernement, dans le cadre d’une réforme ambitieuse de l’action publique. La rencontre, qui a réuni au Ministère des Affaires étrangères les secrétaires généraux, chefs de cabinet, inspecteurs généraux, conseillers principaux et responsables des Bureaux de Stratégie et de Développement (BSD), s’inscrit dans une dynamique de transformation de la gouvernance administrative.

Lors de son intervention, le chef du gouvernement a souligné que les missions confiées aux ministères ne se limitent plus à des intentions déclaratives ou procédurales. Elles répondent désormais à une logique méthodique structurée en trois registres complémentaires, conçue pour améliorer la performance des services publics et renforcer la redevabilité dans la conduite des politiques publiques: « Il ne s’agit pas d’un exercice formel, mais d’un véritable engagement collectif », a affirmé Amadou Oury Bah. « La lettre de mission ne s’adresse pas uniquement au ministre, mais à toute son équipe rapprochée. Chaque acteur du département doit être partie prenante de l’atteinte des objectifs fixés. »
Dans cette perspective, les ministres sont appelés à décliner ces lettres de mission à l’échelle de leurs départements respectifs, à travers des contrats de performance. Ceux-ci devront permettre un suivi rigoureux, une évaluation continue, et une responsabilisation accrue des différentes entités administratives.

Le Premier ministre a insisté sur la nécessité de rompre avec les approches improvisées qui ont souvent caractérisé l’administration publique. Il a rappelé que cet exercice s’inscrit dans la volonté du gouvernement d’insuffler une nouvelle culture de résultats, d’anticipation et de cohérence, en lien avec l’adoption du budget-programme: « Cette méthode de gestion permettra non seulement une meilleure planification, mais aussi une allocation plus rationnelle des ressources publiques. Elle est essentielle pour assurer la continuité et l’efficacité des projets de développement », a précisé le Chef du Gouvernement.

Par cette initiative, le gouvernement guinéen affirme son ambition de moderniser la gouvernance, avec une administration plus efficace, plus transparente et tournée vers les résultats. Le cap est ainsi fixé pour 2025 : faire de la performance et de la redevabilité les piliers de l’action publique.
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